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Moment en Famille [PV Gabriel]

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Mariko Wonderland
Sorcière des Miracles
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Messages : 56
Date d'inscription : 16/04/2017
Dim 18 Fév - 0:48
On était en plein milieu de l'après midi, un samedi, et Mariko était en train de terminer de nettoyer la table. Comme à chaque fois qu'elle faisait le ménage, Sissel était introuvable. Non pas qu'il la dérangeait, mais ce chaton était tellement adorable, que dès qu'elle le voyait l'observer, c'était séance de câlins et jeux, ce qui ralentissait considérablement ce qu'elle faisait. Mais dès qu'elle terminait, alors le chaton réapparaissait. C'était comme s'il attendait qu'elle finisse avant de venir profiter de son amour. Il était après tout très intelligent et semblait comprendre tout ce qu'on lui disait. Mais il ne faisait pas de tour, il se contentait de la fixer quand elle essayait de lui faire faire des tours. Peut-être qu'il ne comprenait pas tout finalement.

Ah! Elle s'était encore laissée distraire par le chat! Et ce coup-ci, il n'était même pas là! Heureusement qu'elle en était à la fin! Bon c'est vrai ça irait plus vite si Gabriel l'aidait, mais elle avait déjà vu comment l'appartement  finirait si elle lui confiait des tâches ménagères.  Avant son arrivée, l'appartement était... un taudis. La poussière s'accumulait, les rares meubles étaient tâchés au delà de tout espoir de récupération et les papiers traînaient au milieu d'emballages vides, de junk food oubliée, et du linge déjà porté. Il avait, c'était évident fait l'effort d'amener la vaisselle sale dans l'évier, mais ça s'arrêtait là. Dans le frigo, quelques légumes noircis par la pourriture se battaient en duel.

Ce n'était pas que Gabriel se complaisait à vivre sous le seuil de pauvreté, mais il était certainement le meilleur grand Inquisiteur de tous les temps. Il travaillait constamment, c'est à peine s'il se déplaçait vers le combiné pour commander une horreur diététique. Et il ne dormait presque pas. Quand a ses vêtements, il les piochait par terre en urgence avant de partir au travail. Cet homme avait eu la bonté de la sauver de la rue. Elle avait décidé de faire de même pour lui.

Ça n'avait pas été chose simple. En nettoyant la fenêtre, elle découvrit que ce qui ressemblait à un mur était en réalité une baie vitrée. Et voir la lumière entrer, c'était comme ce qu'elle avait ressenti quand il l'avait prise chez elle. Il y aurait beaucoup de travail, mais il était possible d'aller de l'avant. Elle s'était aussi faire un point d'honneur à ne plus laisser entrer le danger pour la santé dans cette maison. Mais pour cuisiner il fallait que les ustensiles soient propres et disponibles, que ceux-ci ne se salissent pas quand on les range, que la cuisinière et le four soient propres. Puis il fallait des ingrédients frais et de qualité, à ranger dans un frigo propre. L'évier aussi avait besoin d'un peu de nettoyage. Et on ne pouvait décemment pas manger au milieu des ordures et du linge sale, et ces papiers pourraient être égarés.

Quand Gabriel était rentré du travail, il avait refermé la porte en croyant s'être trompé d'appartement. Ça avait pris plusieurs semaines de remettre cet endroit en état. Mais voir Gabriel apprécier ses plats dans un endroit propre, s'arrêter pour profiter de la douceur de ses vêtements bien pliés et repasser, se réveiller un peu moins fatigué pour avoir dormi dans un lit bien fait et non au milieu de papiers, ça lui procurait un sentiment d'accomplissement et une sorte de chaleur bienfaisante.  De plus ranger et trier les dossiers permettait à Gabriel de ne pas retourner tout l'appartement pour trouver une feuille !

Seulement, même si elle avait rendu cet endroit plus vivable, il n'était pas à la hauteur de l'homme qui y habitait et franchement peu esthétique. Il n'y avait même pas de rideaux aux fenêtres! Ça avait été sa première épreuve forcer Gabriel et son porte monnaie à sortir pour faire ce qu'il appelait des choses frivoles et dénuées d'intérêts. Mais ce serait hypocrite de sa part de dire qu'elle ne le sortait que pour redécorer l'immeuble, il n'était pas exceptionnel qu'elle enrichisse sa propre garde robe ou n'acquière une peluche trop mignonne. Le plus dur était d'acheter de nouveaux vêtements au grand Inquisiteur. Dès qu'il s'agissait de lui, c'était mission impossible d'acheter quelque chose.

Le fauteuil brun défoncé avait été remplacé par un divan crème. Un rideau transparent blanc surmonté d'un rideau épais bleu surmontait la baie vitrée. Le vieux poste de télé avait été remplacé par un écran plat, et pour l'écran plat, il fallait un meuble télé. Puis un lecteur violet-ray. Il y avait deux types de disques remplissant les rayonnages, les comédies romantiques, films classique, et dessins animés bisney, et les enregistrements de procés. Pour les soirées télé, il y avait aussi une table basse en bois verni, sur laquelle une nappe blanche en tissu aux motifs de fleurs était disposée. Sur celle-ci trônait un vase rempli de cosmos, de coquelicots et de roses. Elle avait disséminé des vases avec des fleurs de couleur vive aux quatres coins de la pièce. Le séjour comportait aussi une vaste table en pierre qu'elle avait réussi à récupérer à force d'huile de coude, là aussi un autre vase était posé, mais celui-ci était rempli de tulipes, de roses jaunes et de marguerites. Les chaises autour étaient faites d'osier tressé et un comfortable coussin était disposé dessus. Le tout était surmonté par un lustre de cristal au plafond.

En parlant de comfort, elle avait transformé la"salle des trésors" de Gabriel en une agréable bibliothèque.  Parce que oui, Gabriel ne jetait jamais rien, ce qui veut dire que la première fois qu'elle était entrée dans cette pièce elle avait failli finir ensevelie sous les souvenirs du Grand Inquisiteur. Ça lui avait vraiment brisé le cœur de l'avoir forcé à se débarrasser de ce qu'elle ne pouvait qu'appeler des ordures. Même le chat ne voulait pas s'en approcher. Mais elle lui avait aménagé un meuble spécial à souvenir pour qu'il puisse contempler les objets dont il ne voulait résolument pas se séparer. La bibliothèque était en quelque sorte séparée en deux. D'un coté, il y avait des poufs et un rangement où s'alignaient des livres de déco, des catalogues de mode, des livres de cuisine , des histoires à l'eau de rose (dont certaines un peu osées) et des contes de différents pays. De l'autre, un fauteuil et un repose-pied, un autre rangement, des livres de philosophie, de psychologie et quelques manuels sur comment élever ses enfants. Il y avait aussi des livres sur les religions révélés et des écrits théologiques. Mais c'était le milieu de la bibliothèque qui était sans aucun doute l'endroit le plus intéressant. Un tapis rouge et deux meubles côtes à côtes remplis de livres sur la loi, d'énigmes et de roman policier. Ceux là même étaient couverts de post it où Gabriel et Mariko échangeaient leurs commentaires.

Elle avait mis des tapis dans toutes les pièces, y compris celle du chat. Oui, oui, en tant que membre de cette famille, il était normal que Sissel ait sa chambre. Elle y avait réuni ses jouets, son arbre et sa litière. Elle y avait aussi mis son panier. Mais tout cela faisait un peu vide, alors elle y avait mis un mini dressing rempli de foulard de toutes les couleurs ainsi qu'un miroir pour qu'il puisse voir à quel point il était adorable.

La chambre de Gabriel n'avait pas été en reste, il avait fallu virer l'ancien lit et en prendre un king size, de plus elle avait ajouté des rangements pour ses vêtements et une table de chevet. Une reproduction de la création avait été placée dans un cadre et un rideau couleur terre de sienne embelissait sa fenêtre. Gabriel était après tout quelqu'un d'austère, mais elle avait trouvé qu'il manquait quelque chose, alors elle avait ajouté le poster d'un petit chat tout mignon accroché à une branche avec écrit dessus Hang in there. Elle avait aussi ajouté des photos d'eux sur son miroir.

Ah les photos, elle en avait mis dans presque toutes les pièces, Des photos de lui, d'elle, de Sissel, d'eux trois ou par groupe de deux. Elle les avait disposées dans des cadres ou collées directement sur le miroir de Gaby et celui de sa coiffeuse. Car il fallait l'admettre pour l'appart, elle s'était retenue et voulait surtout laisser une impression de chaleur et d'agréable à vivre. Mais sa chambre, c'était le sanctuaire de ses fantaisies. D'abord, sur sa porte était collé en papier colorés le mot MARIKO. Un cœur, un arc en ciel, une étoile et une chauve-souris y étaient aussi accrochés. Sa chambre avait été repeintes avec une couleur rosée blanche. En entrant on pouvait directement voir son lit, double, noyé sous les peluches. Au sol une moquette rose, offrait aux pieds endoloris un peu de réconfort.   Sur les murs, des posters de boys bandes qui l'avaient faite rêver, il y avait aussi des photos découpées de magazines montrant des meubles, vêtements, jeux ou parfum qu'elle désirait obtenir. Ceux- là elle les avait mis sur sa porte. C'était toujours une bonne idée que de quitter son sanctuaire avec une idée claire de ses objectifs. Sur la gauche du lit se trouvait sa coiffeuse et son miroir recouvert de photos, elle les avait agencées de telle facon, que son miroir formait un cœur. Les tiroirs étaient remplis d'abord par son maquillage puis par ses sous vêtements et ses chaussettes. Sur le mur opposé, après son lit se trouvait son bureau, juste à côté de sa fenêtre avec des rideaux de dentelle, là dedans étaient rangées ses idées déco, quelques designs de mode qu'elle avait elle même inventé, des dessins, son ordinateur portable, ses cds de musique et sa radio,ainsi que certains dossiers que Gabriel la laissait étudier. Sur le mur de sa coiffeuse se trouvait son dressing, là étaient rangées ses tenues, ses robes,ses pulls, ses jupes, ses chaussures aussi, mais c'est là aussi qu'elle rangeait ses déguisements.

La salle de bain n'avait pas changé, elle était plus clean et ses produits se trouvaient aussi dans la salle de bain. La tête de Gabriel quand il avait confondu le savon avec sa cire dépilatoire. C'était un moment Kodak, mais bien sûr, elle ne pouvait pas vraiment se permettre de photographier son humiliation.


-Miaou?

Qu'est ce qu'il faisait ici? D'habitude, il ne venait pas la voir avant qu'elle finisse de nettoyer... Elle se rendit compte qu'elle tentait vainement de nettoyer une table déjà clean. Elle avait encore laissé son esprit vagabonder. Elle posa le chiffon et attrapa le chaton qu'elle commença à carresser.

-Alors on veut des caresses, mais oui on veut des caresses! Qui c'est le chaton à sa maman, c'est toi le chaton à sa maman, c'est qui le plus mignon, c'est toi le plus mignon!

Elle continua son petit jeu, jusqu'à ce que la boule de poils s'endorme. Puis elle l'amena à son panier. Bon il était temps de sortir Gabriel de son bureau. Elle entra sans frapper, elle était de toute façon là pour le sortir de ce bureau avant qu'il ne prenne racine. Son regard balaya la pièce, devant elle un gros bureau avec un cactus dessus, de part et d'autre, deux armoires remplies de dossiers. À côté d'elle, l'armoire à trésor et devant elle assis au bureau, Gabriel Celes, le grand Inquisiteur, présentement à moitié endormi sur un dossier.

-Happy Halloween Gabriel! On est samedi après-midi, c'est le Weekend ! Les gens se reposent le weekend ! Alors pourquoi ne pas laisser tes dossiers un instant et nous honorer de ta compagnie?
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Gabriel Celes
Grand Inquisiteur de Temsik
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Date d'inscription : 16/02/2017
Dim 18 Fév - 16:20
Gabriel avait vu la vérité fondamentale de ce monde. À l’origine de tout, il y avait eu ce crime. Cet horrible crime de sorcellerie. Il avait eu lieu dans une pièce close, comme beaucoup de crimes commis par magie, car il n’y a pas plus impossible et plus inexplicable qu’un crime commis dans une pièce où l’on ne peut entrer et dont on ne peut sortir. La sorcière avait méthodiquement isolé sa cible pour l’accabler d’un sort d’endormissement. Elle s’était d’abord attaquée à son esprit, car les sorciers et sorcières dignes de ce nom agissent d’abord sur les âmes avant toute chose. Elle en avait fait la victime parfaite de son sort. C’était comme un poids… non, comme si la masse d’une planète entière maintenait sa cible dans une paralysie mentale inextricable. Puis ensuite, elle avait pu s’en prendre à son corps. Chacun de ses membres lui avait été arraché. Ses pieds, ses jambes, puis ses mains et ses bras. Il ne sentait plus rien. C’est alors qu’elle s’apprêtait à délivrer le coup fatal. Elle le plongerait pour l’éternité dans une prison connue sous divers noms : “devoir”, “responsabilité”, “travail”. Cette cage dorée possédait plus de mille noms, et nombre d’humains avaient été victimes de ses barreaux impitoyables.

Mais avant même que la sorcière Morphée puisse terminer son sortilège, une autre sorcière aux cheveux roses usa de ses pouvoirs pour briser le sceau magique de la pièce close et arracher brutalement, mais avec bienveillance, la victime de l’emprise de Morphée. C’était un sort instantané, le meilleur genre de sort pour contrer un sort d’emprise progressif. Et instantanément, la puissante et jeune sorcière redonna tous ses membres à la victime, et elle lui rendit à nouveau sa conscience. C’est ainsi que Gabriel reconnut son bureau, ses dossiers du jour éparpillés, et devant lui, Mariko Wonderland, sa fille adoptive. Il lui vint également à l’esprit qu’il n’avait rien vu de fondamental, si ce n’est qu’il était sur le point de plonger dans un sommeil profond, qu’on était samedi après-midi comme venait de le signaler Mariko, et qu’il n’était donc pas au QG de l’Inquisition, mais chez lui comme beaucoup d'honnêtes gens en week-end.

Huh ? Samedi après-midi… ?


Gabriel se leva lentement de sa chaise, encore à moitié endormi. Ses pas étaient lourds et son regard vague, si bien qu’on l’eût pris pour un somnambule. Tout absorbé qu’il était encore dans ses dossiers de sorts criminels (la fatigue étant sans doute le plus criminel d’entre eux), il passa à côté de Mariko comme s’il traversait une dimension parallèle et se dirigea vers la sortie de son bureau. Il commençait à réaliser la situation. Ça y est, c’était l’heure du thé ! Ils allaient se reposer au salon et passer un début de week-end idéal en pleurant, en riant, ou en dormant devant une comédie romantique - à vous de deviner qui fait quoi.

… Ou était-ce vraiment le cas ? Parce que si Mariko était arrivée avec son énergie débordante habituelle en profitant de l’effet de surprise pour insister sur le repos sacré du week-end, Gabriel lui, venait d’être touché par la foudre divine. En d’autres termes, il venait de se rappeler du planning réservé à sa disciple. Après avoir vérifié sa montre pour en être certain, la marche du Grand Inquisiteur s’arrêta nette au seuil de la porte, et il se retourna d’un coup, d’un seul, fixant la jeune sorcière d’un air plus vif et suspicieux, fronçant les sourcils et touchant son chapelet. Et quand Gabriel Celes touche son chapelet, c’est qu’il est bel et bien revenu parmi les siens.

Mariko, tu n’as pas oublié notre arrangement ? Je dois te faire étudier pendant trois heures tous les week-ends, et aussi loin que je me souvienne, nous n’avons pas encore passé une seule minute à travailler ensemble aujourd’hui. C’est pour cela que tu m’as réveillé, n’est-ce pas ?
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Mariko Wonderland
Sorcière des Miracles
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Messages : 56
Date d'inscription : 16/04/2017
Dim 18 Fév - 19:14
Comme animé par les paroles de la sorcière, le dormeur en devenir s'anima soudainement et jeta un regard perdu au milieu de ses dossiers éparpillés. Il avait dû faire une nuit blanche encore. Sur le coup elle se serait presque sentir coupable de le réveiller. Presque! Il n'aurait dormi que par à coups de 15 minutes et se serait réveillé en sursaut au milieu de ses dossiers.

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Huh? Samedi après-midi...?
"

Puis, il se leva avec difficulté de son siège en mode Zombie Gabriel et avança vers la lumière... du séjour. De son côté, Mariko rangeait les dossiers éparpillés, il valait mieux le faire maintenant, sinon un des procureurs en charge d'une de ses affaires pourrait lui demander où était passé une des pages du dossier. Et ce n'était pas amusant de devoir prendre le bus pour retourner le bureau de Gabriel avant de revenir au travail. Bien toutes les pages étaient là, le cactus... Il semblait en pleine forme. Elle lui avait offert en lui disant qu'il semblait rude, mais avait lui aussi besoin de beaucoup d'attention.

"
Mariko, tu n’as pas oublié notre arrangement ? Je dois te faire étudier pendant trois heures tous les week-ends, et aussi loin que je me souvienne, nous n’avons pas encore passé une seule minute à travailler ensemble aujourd’hui. C’est pour cela que tu m’as réveillé, n’est-ce pas ?
"

Aie! Elle n'avait pas besoin de se retourner pour savoir qu'il tenait son chapelet, ni à écouter les perles qui s'egrénaient. Pour être honnête, elle avait fini ses devoirs mercredi et appris ses leçons au fur et à mesure durant la semaine. Mais Mariko avait ce léger problème qui était de laisser son esprit et ses pensées vagabonder. Trouble de l'attention avait dit le docteur. Mais c'était juste une raison de plus pour elle de redoubler d'efforts. Gabriel devait déjà se douter de la réponse.

-Je suis désolée Gabriel, ça m'était complètement sorti de l'esprit.Je vais chercher mes affaires.

La rose se dirigea vers sa chambre et sorti ses affaires de son bureau. Oui les leçons étaient bien là, l'écriture soignée et en volutes, il y avait aussi dans des cahiers à part les exercices. Ces cahiers avaient tous cependant un point commun. Dans les marges, on trouvait des coeurs, des fleurs, des personnages, des créations de mode, des idées de sorts... Elle n'en était pas vraiment fière, c'était juste... Comme si elle était elle même sous un sort! Il fallait qu'elle surpasse cette sorcière !

Elle se dirigea vers sa table de chevet et sortit son organiseur. Gabriel avait expliqué que c'était un outil indispensable pour l'inquisition. Le sien l'était encore plus, et en effet encerclé en rouge il y avait marqué leçon avec Gabriel, ne pas oublier !! Si maintenant elle oubliait de regarder son organiseur... Maudite sorcière de l'oubli!

Elle rangea ses affaires dans son sac à main et se dirigea vers la table basse du séjour. Gabriel l'y attendait. Elle s'assit sur le divan et plaça ses cahiers devant elle ainsi que sa trousse.


-Je suis prête professeur!


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Gabriel Celes
Grand Inquisiteur de Temsik
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Messages : 22
Date d'inscription : 16/02/2017
Dim 18 Fév - 21:23
Argh ! Une fois de plus, elle avait oublié. Il s'était montré inquiet lorsqu'on lui avait diagnostiqué ce déficit de l'attention. Quand on est inquisiteur, en particulier au tribunal, on doit être concentré du début à la fin ; c'est une lutte acharnée entre deux esprits qui déploient tous leurs efforts pour arriver à la vérité légale. Manquer d'attention pouvait donc être un sacré handicap. Mais elle était capable de surmonter cela, et son travail acharné l'avait déjà prouvé ! Cela dit, si Gabriel ne doutait pas des capacités de la jeune sorcière auto-proclamée, il savait également dans quel état pouvaient se trouver ses cahiers depuis qu'il avait tenté d'en ouvrir un.

Heureusement, ça ne se produirait pas pour la leçon du jour.

...Range ces cahiers, tu n’en auras pas besoin aujourd’hui.


Gabriel se mit à bailler. Rien à faire, même après l’éveil, l’envie de dormir revenait ! Il faut dire que cette dernière semaine avait été particulièrement animée. Gérer les forces de l’inquisition était en soi une tâche colossale, mais il avait fallu en plus de cela rencontrer plusieurs fois le maire Sakki et ses conseillers pour résoudre par la voie diplomatique certaines situations problématiques que le facétieux dirigeant avait provoquées. Gabriel ne voulait pas savoir ce que lui et l’inquisitrice Payne faisaient durant leur temps personnel, mais quand ça touchait les intérêts de l’inquisition, il ne pouvait plus simplement rester sur la touche. Franchement, faire déployer des banderoles pour "soutenir" Kylie en plein procès…

Mais il ne pouvait pas se permettre de s’endormir pendant les leçons de Mariko ! Il en allait de son devoir de donner une éducation sérieuse à cette enfant qui lui avait apporté une vie beaucoup plus saine. Qui sait dans quel état on l’aurait retrouvé s’il avait continué à manger des nouilles périmées ? Et même s'il avait eu du mal à voir ses habitudes être chamboulées au début, il avait fini par s'apercevoir des bienfaits qu'un nouveau style de vie pouvait lui procurer. Dans un sens, sa fille adoptive était aussi sa "sorcière des miracles", et la moindre des choses que le Grand Inquisiteur pouvait lui offrir en retour, c’était de lui offrir un peu de son savoir et peut-être un jour lui passerait-il même le flambeau de l'inquisition. Oui, depuis qu’elle était entrée dans sa vie, lui aussi avait commencé à voir un peu de magie dans son quotidien et pas uniquement dans ses dossiers criminels. Il ne croyait toujours pas, comme elle semblait le penser, qu'on puisse être un sorcier en dehors des limites définies par la loi, mais bon, peut-être arriverait-il un jour à comprendre où elle voulait en venir. Il prit une grande inspiration et se remit à caresser son chapelet, parlant dans un rythme beaucoup plus fluide.

Mariko, ta compréhension de la magie dépasse certainement l’entendement de la plupart des inquisiteurs déjà en service. Tu n’as pas eu besoin de suivre des cursus d’arcanologie pour avoir une intuition précise des rouages de la magie. Être capable de penser comme une sorcière est sans aucun doute ton meilleur atout pour les confondre.


Il marqua une pause. Tous ceux qui le connaissaient un peu savaient ce que cette intonation signifiait, un “mais” était probablement sur le point d’arriver. En fait, même sans connaître cette intonation en particulier, tout le monde savait que Gabriel était avare en compliments, même lorsqu’il s’agissait de Mariko. Il était donc naturel de s’attendre à ce qu’un commentaire un peu moins élogieux suive.

Cependant, notre travail n’est pas de les identifier, mais de prouver leur culpabilité. Pour cela, tu dois non seulement raisonner comme une sorcière, mais tu dois aussi et surtout convaincre un juge de tes arguments. Si le juge n’est pas en mesure de te suivre, alors ta logique sera comme une flèche qui manque perpétuellement sa cible. À ce jour, il s’agit de ta faiblesse. À chaque fois que tu vois ces dossiers, tu penses et parles comme une sorcière. Si tu veux être une bonne inquisitrice, tu dois certes penser comme une sorcière, mais tu dois parler comme une juriste.


Gabriel introduit le sujet du jour.

Comme tu l’as déjà appris, au tribunal la première étape du raisonnement de l’inquisiteur est l’exposé introductif. Un inquisiteur qui sous-estime l’importance de cette partie ne peut qu’échouer, et malheureusement ça se produit encore trop souvent. C’est donc ce que nous allons pratiquer aujourd’hui. Et pour cela…


Gabriel claqua des doigts. La pièce fut alors plongée dans une ambiance propice au raisonnement. Tous les étudiants de Temsik… non, tous les citoyens de Temsik qui avaient déjà vécu une situation de réflexion intense connaissaient cette atmosphère. Tout ce qui n’était pas Gabriel ou Mariko perdit immédiatement ses couleurs, tandis qu’une aura bleutée spectrale avait imprégné les murs du séjour. Le temps semblait ne plus exister. Ou peut-être pouvait-on dire que ce sort brisait simplement l’illusion du temps ? Un être ectoplasmique sembla se former à l’autre extrémité de la table basse, faisant face à Mariko. Dans un premier temps, il n’était qu’une forme floue, puis il reçut un visage et fut bientôt paré d’une robe noire, ainsi que d’une grande barbe et un marteau. N’importe quel juriste aurait reconnu le fameux juge de Temsik. Gabriel prit à nouveau la parole pour expliquer l’exercice.




Je t’ai donné un dossier à étudier la semaine dernière. Tu devais le lire et l’avoir appris pour aujourd’hui, donc je considère que tu n’auras pas besoin de consulter tes notes. J’espère que tu es prête, car voici ton juge. J’aimerais que tu lui présentes cette affaire comme si tu étais au tribunal. En d’autres termes...


Le juge se mit à parler.

... Inquisitrice Wonderland, veuillez procéder à votre exposé introductif.
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Mariko Wonderland
Sorcière des Miracles
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Messages : 56
Date d'inscription : 16/04/2017
Dim 18 Fév - 22:31
Le dossier de l'affaire, bien sûr qu'elle l'avait etudié. Pour elle, il n'y avait pas de doute, ce crime était l'œuvre de la magie. Comment pouvait- il en être autrement ? C'était de ces meurtres en chambre close qui laissaient la police avec une migraine atroce. Mais pour une sorcière, ce crime était l'enfance de l'art. La magie était la porte du rêve et parfois le rêve tournait au cauchemard. Ce n'était pas qu'elle pensait comme une sorcière, c'est qu'elle était une sorcière! Mais ça ne servait à rien de le dire à Gabriel, c'était un sujet où ils étaient d'accord pour dire qu'ils n'étaient pas d'accord. Pour Gabriel la sorcellerie n'existait que sous le sens de la loi. Un acte magique dans un but et avec des conséquences criminels. Alors que non, mais sans amour, il était impossible de comprendre la magie. Et ce que ressentait Gabriel en découvrant ces crimes insolubles, ce n'était certainement pas de l'amour. C'est ce qui les différenciait elle et Béato des autres garants de la paix, ils voulaient comprendre sans Amour.

C'était ce qu'il appelait le langage de juriste, un langage sans "pièces", sans "jeu" et sans amour. Un langage de sorcière qui n'est pas infinie. Et c'était ce langage qu'elle devait utiliser pour être comprise. C'était ironique vraiment qu'il lui demandait de ne pas parler de l'échiquier alors qu'il venait de le faire apparaître.


-Happy Halloween ! Notre festin s'avère être aujourd'hui un dessert végétarien, puisque la magie utilisée est celle des plantes. En effet, la victime est morte drainée par une plante parasite que l'accusé a invoqué dans son estomac. Et l'inquisition, prouvera que la magie est seule responsable de ce miracle.
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Gabriel Celes
Grand Inquisiteur de Temsik
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Messages : 22
Date d'inscription : 16/02/2017
Mar 20 Fév - 16:17
Le juge affichait un visage perplexe, comme toujours lorsqu’un élément mystérieux était porté à sa connaissance. Le fait est que, lorsque ça arrivait durant les premières secondes de l’exposé de l’affaire, ça n’augurait pas que du bon pour l’inquisiteur. Mais parfois, c’était aussi l’occasion de marquer le juge dès le début et l’embarquer rapidement dans les prémices de sa théorie. Il s’agissait surtout de bien expliquer les points obscurs au plus vite, et surtout, de contextualiser l’affaire.

Les inquisiteurs avaient généralement deux méthodes pour cela : soit ils présentaient eux-mêmes la théorie de l’inquisition dans une déclaration introductive plus étoffée, soit ils appelaient l’inspecteur de police chargé de l’affaire pour introduire les faits. La partie la plus délicate était évidemment de déterminer quels faits et quelles preuves présenter dans ce processus. L'inquisition avait des raisons parfaitement logiques et éthiques de ne pas dévoiler toute leur main dès le début, mais beaucoup d'inquisiteurs avaient transformé ces raisons en un esprit de compétition mal placé. L'obsession pour leur score de "victoires" avait mené à bien des tragédies que Gabriel s'efforçait de purger durant son mandat. Mais aujourd'hui encore, l'inquisition ne ressemblait toujours pas à la vision qu'il en avait.

Revenant à la situation présente, Gabriel hésita à prendre la parole pour aiguiller Mariko. Mais il n’y avait pas de débriefing à faire pour l’instant, la partie plus technique ne faisait que commencer et il fallait qu’elle la fasse seule. S’il la guidait, elle n’aurait pas l’impression de faire sa propre introduction. Le but était certes de travailler certaines compétences, mais il s’agissait surtout de ne pas la décourager. Et pour cela, Gabriel était de l’opinion suivante : il n’y avait rien de mieux que résoudre ses exercices par soi-même pour avoir confiance en soi.

Il laissa donc le juge parler à sa place, comme ça se produirait dans un vrai procès.



D-drainé par une plante invoquée !? Je n’ai jamais vu un tel sort dans toute ma carrière !
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